Avec Raphael, un etudiant en medecine qui fini son tour du monde, et Marius, un polonais, nous embarquons de la Mongolie pour rejoindre Beijing en Chine. Nous prenons le train et commencons par passer par la banlieu d Oulan Bator


avant d atteidre le desert de Gobi. Malheureusement nous le traverserons de nuit balaye par les bourasques de vent qui rendent l atmosphere irrespirable car le vent fait penetre le sable du desert a l interieur du wagon. Nous nous reveillerons couvert de poussiere, mais pouvons observer le lever de soleil sur le desert.

Arrive a la frontiere nous trouvons facilement un mini van pour la traverser. Il ne faut pas accepter les offre des conducteur a la sortie du train qui nous prpose le service pour 10 dollards mais marcher 100 metres et sortir de la gare pour trouver une multitude de chauffeurs qui, sans avoir besoin de negocier ferme, se livrent une feroce concurrence. Le tarif va baisser a 2,5 dollards. Nous allons passer 36 heures a attendre que la frontiere mongole ouvre puis a nouveau 36 heures du cote chinois.
Apres un repas dans la premiere ville chinoise (ou nous allons devoir indiquer ce que nous voulons manger en regardant ce que les chinois ont sur leur table) nous prenons un bus couchette pour parcourrir les 15 heures de route jusqu a Beijing. Le debut du trajet se deroule en mongolie exterieure (region prise par les chinois). Nous trouvons toujours le meme paysage desertique extremement plat. Puis d un coup les petites montagnes apparaissent.

Nous nous arretons pour manger un bout et la des copagnons de voyages chinois ne trouvant pas ce qu ils veulent vont rapidement s enerver. Comme les serveurs leurs disent qu ils n ont plus de porc, un des voyageurs va prendre un grand recipient et va le projetter sur l ensemble du buffet faisant exploser tous les autres recipients sous le regard ebahie du personnel (et de nous meme). Apres quelques discussions musclees des voisins, venus en aide avec des manches de pioche, le calme va revenir et nous pouvons repartir (le causeur de trouble ne payera rien pour l anacdote). La fin du trajet va nous amener a passer sous la grande muraille.

Arrive a Beijing, je prefere suivre Raphael que Marius car il connait une adresse dans un des quartiers populaire de la ville (alors que Marius prefere aller en centre ville proche de la place Tienanmen, tres touristique). L avantage est que notre quartier est un des seuls a etre anime la nuit et comme le metro ferme a 23h00 nous ne galererons pas pour rentrer si nous sortons boire un verre (pas bete, non ?)
Beijing
Je passe la premiere journee a visiter le centre ville. Le trajet en metro est tres facile car il n y a que 2 lignes, une qui encercle le centre cille et l autre qui le coupe d est en ouest. De plus les station sont ecrite en chinois et en anglais. Je vais me rendre compte assez vite que la ville est en effervescence du fait de l organisation des jeux olympiques en 2008 (desole pour Lille). Du coup tout est en travaux. Ce qui est dommage c est qu ils detruisent tous les vieux quartiers pour y construire des hotel ou des centres commerciaux. Si on rajoute l absence totale d harmonie architecturale cela donne une ville ou certe tout est surdimensionne mais pas vraiment pittoresque, et je ne pense pas que cela va s arranger d ici 2008.
J arrive a la place Tienanmem, qui est d apres les guides la plus grande place du monde.

J en profite pour discuter avec Mao.

De meme que le reste de la ville je ne suis pas emerveille par sa beaute, meme si le cote historique arrange un peu les chose. Mao repose au centre de la place dans un grand batiment de meme que Lenine repose sur la place rouge a Moscou. Leur depouille peut d ailleurs etre visite avec achat de pin s, stylos ou t-shirt a leur effigie a la sortie.

La cite interdite se trouve a l extremite nord de la place. La visite sera une deception. Hors mis l architecture de la cite (meme si elle vient d etre repeinte, faisant perdre de son charme d apres ceux qui l ont vu auparavent) c est un veritable calvaire de se promener a l interieur. Il doit y avoir 4 touristes au kilometre carre, plus un grand nombre de vendeurs ambulants qui vous sautent literalement dessus. Bref c est a voir mais pas longtemps (cela n engage que moi).



Les chinois visitent la plupart du temps en groupe avec des casquettes de couleurs pour les reconnaitre comme dans les piscines (a ne pas oublier pour l ecole de rugby d Orsay).

Cela sera la meme chose pour la visite du plus grand temple boudhiste de chine (hors mis le Tibet), le temple des Lamas. C est beau, mais je n ai une nouvelle fois rien ressenti en terme d emotion (meme les moines semblent faux).

Toutefois les parcs de la ville sont quand meme sympas, reposants et jolis.

La grande satisfaction viendra de la vie des quartiers populaires, les hutong. La on est vraiment depayse. Cela va de la nourriture, ou l on trouve toutes sortes de brochettes (bien souvent les bestioles sont empallees vivantes et bougent encore au moment de les deguster) de soupes de nouilles, ou de plat cuit a la vapeur.

Dans ces boui-boui on ne trouve aucun des plats de nos chers restaurants de France. C est toujours bien difficile de se faire comprendre car personne ne parle anglais et les cartes sont uniquement en chinois. L avantage c est que l on mange a table avec d autres gens et que cela ne coute pas grand chose (on peut se casser le bide pour moins de 20 centimes d euros) et boire un demi litre de biere pour la meme somme. Peut etre qu avec le temps je vais (comme en Mongolie) m ecoeurer de cette nourriture, qui n est pas tres variee, mais pour l instant ca va.
Une autre particularite de ces quartier sont les toilettes. Il y a un wc toutes les 5 ou 6 ruelles, les habitants n en ayant pas dans leur maison. Il consiste en une grande piece avec une douzaine de trous sans cloisonnement. La premiere fois que je vais y rentrer dedans, je vais aussitot en ressortir car payant l impression de derranger les 36 gars qui s y trouve. Mais dehors je vois 3 autres personne y entrer et comprends que ce n est pas un probleme d etre a plusieurs. Je vous passe les details des bruits ou des odeurs (il n y a bien sur pas de chasse d eau) de tout ce petit monde qui se regarde dans le blanc des yeux ou qui lisent leur journal prefere. Un grand moment de sollitude (a plusieurs).

Se deplacer est egalement difficile car toutes les enseignes sont en chinois.


Le centre ville est adapte aux touristes et l on trouve des personnes parlant anglais mais mis a part dans ces quartiers il est vraiment difficile de se deplacer. Je vais meme me perdre en allant courir dans le centre ville et mettre plus d une heure pour trouver la place tienanmen (du coup je rentrerai en metro). Ce n est quand meme pas tres agreable de faire du sport dans la ville car vu le nombre de velos, motos, voitures, il est difficile de garder un bon rythme. Si l on rajoutte la pollution c est carrement mauvais pour les bronches, mais bon c est quand meme agreable d arriver sur la place en courant (il faut quand meme eviter les velos qui arrivent de toute part)

Par contre, si vous voulez profiter de cette ambiance hors du commun, depechez-vous d y aller car les hutongs (pourtant si jolies et si pittoresques) sont detruits les uns apres ls autres pour y construire a la place des centres commerciaux ou de grands hotels, et tout ca sans aucune harmonie architecturale mais plutot avec l objectif de faire grands.
Le soir a la guesthouse, je rencontre une italienne qui apres Beijing va partir dans le sud-est du pays dans le Yunnan pour visiter la region. Apres avoir ete maitre nageur avoir manage divers projet dans le sport elle verifie a present (son doctorat de biologie en poche) la validite des medicaments sur Milan. Comme elle n aime pas plus que moi les grands sites touristiques et que la visite d une ecole l interesse, je decide de l accompagner meme si ces allusions sur les eliminations de Lyon et de l equipe de France de foot vont a coup sur m enerver. Avant de partir nous allons aller le lendemain passer la journee sur la muraille de chine. Nous comptions dormir dessus (c est assez facile a realiser meme si le confort laisse a desirer) mais le seul avantage a le faire est d assister au lever du soleil. Le temps etant plus que couvert nous ne le ferons pas.
Pour rejoindre la muraille nous prenons un bus pour une petite ville et la nous devons trouver un mini bus. Arrive a la ville on nous prend d assaut pour nous y conduire. La negociation demarre a 13 dollards pour 2 l aller retour. Nous descendons assez vite a 10 dollards, tous les chauffeurs etant d accord sur ce tarif. Nous decidons de refuser pour l instant et partons essayer de trouver quelque chose a manger dans un marche voisin (nous ne trouverons que des fruits, meme pas un biscuit). A notre retour nous proposons 8 dollards et marquant le prix sur la vitre d une voiture. Au debut, c est non mais discretement un des chauffeurs nous fait signe qu il est d accord. un autre ayant vu le manege s enerve et propose 7 dollards. Du coup nous changeons de vehicule. Une fois a l interieur un autre nous offre le trajet pour 6 dollards et donc nous rechangeons de vehicule. Le precedent nous dit qu il nous le fait egalement pour 6 mais nous lui expliquons que l autre a ete le premier a nous faire catte offre. Du coup il s enerve, non pas contre nous mais contre contre le chauffeur qui fait semblant de ne pas ecouter. La voiture demarre et l homme enerve ne bouge pas de devant le vehicule. Nous reculons et il nous suit pour nous empecher de passer.
Tout le village alerte par les cris se trouve maintenant autour de nous. Notre chauffeur tente de forcer le passage mais le gars voyant qu il n a pas assez de force pour retenir le mini van se laisse carrement tomber sour la voiture. Nous evitons de justesse le drame mais l homme ne veut pas bouger. Notre chauffeur sort pour negocier apres nous avoir enferme car une vieille dame essaie de nous faire sortir (surement la mere de l enerve)et ils commencent a se battre (la on ne trouve plus ca tres drole). La mere essaie par tous les moyens d ouvrir la porte en passant son bras par la fenetre mais visiblement elle ne sait pas comment fonctionne une porte de voiture. Les villageois ayant enfin reussi a maitriser le gars, notre chauffeur va enfin reussir a sortir du parking. On se rend compte au travers de cette experience comment il est vital pour ces familles de trouver du travail.
Arrives a la muraille nous ne payerons que la moitie de la course de maniere a inciter le chauffeur a nous attendre. Nous avons bien fait car nous ne le retrouverons pas au rendez-vous fixe, surement a-t-il trouve d autre touristes acceptant de payer plus cher (nous reussirons toutefois a negocier le retour au meme tarif soit 3 dollards l aller.
Nous resterons 4 heures sur le site pour grimper a pied et nous promener dessus. Ce site vaut quand meme le coup car il est impression d imaginer le travail accompli par des milliers d hommes pour arriver a construire un tel mur au coeur d une nature qui ne facilite pas le travail. J y laisserai environ 5 litres d eau tant le climat en cette periode est orageux.


Le soir je vais a la gare de Beijing me battre pour recuperer mon billet pour Kunming dans le Yunnan. Comme il n y a pas de file d attente c est a celui qui pousse le plus fort. J ai de la chance car les pression de part et d autre vont me permettre comme par magie d atteindre le guichet assez rapidement.