
Apres quelques 7 heures de bus nous arrivons a Amristar pour le couche du soleil. Amristar, a la frontiere avec le Pakistan, est la « mecque » des Sikhs. Le sikhisme est une religion invente par un homme en prenant le meilleur (selon lui) des autres religions telles que l islam et l indouhisme (tres present en Inde). 

Les sikhs se reperent facilement avec leur turban sur la tete (en dessous, un collant entoure leur chevelure non coupee et enroule en chignon), la moustache et la barbe. Les sikhs viennent a Amristar en pelerinage au temple d or, lequel renferme le livre sacre. 
L ambiance autour du temple y est extraordinaire. Chaque sikh fait le tour du lac, se recueille dans le temple, et se purifie dans le lac en suivant un rituel precis. 

Les sikhs sont vraiment agrable a cotoyer. La difference est enorme avec les autres indiens du fait de la religion. 
Ils n ont pas de systeme de castes et ne sont pas fanatique comme on peut le voir chez les musulmans. Les rencontres sont donc bon enfant et sans sous entendus (vraiment rare en Inde). Vous pouvez meme visiter leur temple et prendre des photos gratuitement. Tous les autres temples indouhistes ou musulmans sont payant et le droit de prendre une photo coute 5 fois le prix d entree. La palme revient sans doute a la mosquee de Dehli ou l entree est gratuite mais si on prend une photo c est 200 roupies. Du coup je decide d y aller sans mon appareil. A l entree ils me demande de payer 200 roupies. Je leur dis que je n ai pas d appareil (tres facile a voir quand on est en pantacourt et t-shirt sans sac a dos) mais ils disent que je ments. Je leur demande de me fouiller amis ils preferent me repondre que de toute facon si je ne veux pas prendre de photo je peux rebrousser chemin qu ils ne me laisseront pas rentrer ….. sans commentaire. Nous decidons ensuite de rejoindre le Rajasthan, Jaipur sans repasser par Dehli (personne ne veut y repasser), en bus (Mylena n aime pas les trains) local bien entendu. Au final cela va nous prendre une trentaine d heures le tout dans 6 bus differents. 
Quel bordel d avoir a changer de bus aussi souvent dans des gares ou pas un indien ne parle l anglais. Une fois un indien ayant quelques notions d anglais va tenter de nous aider en demandant les renseignements a notre place mais au bout de 5 minutes il va se faire frapper violement a plusieurs reprises par la personne du guichet et il partira en courant. Je pense avec du recul que son aide ne devait pas etre tres gracieuse envers nous et qu il manigancait quelque chose (ce sont les experiences futures qui m amene a penser cela). 
Lorsque l on trouve un bus et que l on a attendre, il suffit de se poser 5 minutes pour qu un attroupement se forme autour de nous, parfois sans communiquer, juste pour nous regarder a moins de 2 metres de nous. 
Dans une gare, pendant la nuit, les policiers vont nous amener avec eux dans le poste de police (que je n avais pas encore visite en Inde) jugeant que la situation pouvait degenerer, les indiens passant la nuit dans la gare buvant enormement. Nous resterons avec eux 1 heure a essayer de communiquer dans une bonne ambiance. 
Un autre probleme des bus locaux est qu ils n ont pas de soute a bagage. Les bus etant plus que rempli, pas question de les poser sur une place ou de les poser dans le couloir. Il faut donc les compresser de maniere a ce qu ils passent au milieu de nos jambes. Au final on se retrouve avec les jambes au niveau de la tete, ce qui sur du long terme est quand meme assez inconfortable, et au bout de trente heures carrement insupportable. 
A Jaipur nous trouvons facilement une guesthouse. Voyager a deux est economique car tous les prix sont divise par 2. En Inde les chambres sont la plupart du temps doubles : si vous etes seul vous devez prendre egalement une double (les dortoirs sont egalement rares). Le proprio de la guest m embarque immediatement sur sa moto pour visiter la ville au leve du soleil (ils est 5h30 du matin). C est sympathique et rare de pouvoir rouler dans les rues presque deserte d une grande ville. 
Jaipur n est d un premier abord pas agreable du tout. C est une grande ville indienne avec tout ce que cela entraine. Neanmoins il y a de nombreux sites tres pittoresques. 

Mon prefere sera sans doute le monkey temple ou apres avoir gravit une grande colline, on passe de l autre cote pour tomber sur ce temple construit dans la roche, comprenant 2 bassins. Un pour les hommes et plus bas un pour les femmes. De tous les touristes que je rencontrerai plus tard, pas un seul n y aura ete et ils seront surpris d apprendre que ce temple se trouve a Jaipur (merci les guides). 







C est la premiere fois que je passe 2 jours de suite a visiter des monuments. Ca change mais c est quand meme pas mon truc. 
A la fin de la 2eme journee nous nous reposons (avec l habituelle assemblee d indien qui nous entoure pour nous observer) dans un parc 
et j essaie d apprendre les poy ( ?). 
Nous rentrons a pied trouver un endroit ou manger et tombons sur un gars qui nous parle en francais 2 ou 3 mots. Il nous invite chez lui (nous sommes d ailleurs juste devant sa maison). Je n aurai jamais imagine qu il y avait une maison sur ce trottoir. Peut etre suis-je passe devans plusieurs fois sans m en rendre compte. C est en fait 4 murets d environ 2 metres de haut. L interieur ne comprends qu une piece carre et vide de 2 metres carre (pas plus). Cet homme habite la avec sa femme et ses 3 enfants (2 ans, 3 ans et 4 ans). 
Dans la piece, il n y a rien sur le sol. On s assoie sur de petits tapis qu ils deroulent. Au mur, il n y a uniquement quelques ustensiles de cuisine et des couvertures, et c est tout. 
Nous passerons l apres midi avec cette famille a boire du the et a l ecouter nous raconter ses voyage en europe. 
Il est en fait un Gypsy (gitan) et vit de spectacle et de fabrication de marionettes. Des associations europeennes (comme les etudiant de la fac Paul Sabathier a Toulouse) l invite a venir se produire chez eux en lui payant le transport et l hebergement. Du coup il a parcourru de nombreux pays europeens. Son frere fait la meme chose et habitent juste derriere dans le meme de maison avec sa femme et ses 2 enfants (bientot 3). La difference est qu il n a que 3 murs. Le 4eme n est en fait qu un rideau donnant sur une decharge derriere la rue. Nous passerons egalement de longue heure avec cette famille a boire du the, discuter, peindre des marionettes et regarder les rats se promener librement dans la piece ou sur les murs. C est etrange mais dans l ambiance et le decor de ce type d habitation, c est presque normal de voir ces bestioles cohabiter avec les humains et cela ne nous choque pas le moins du monde. Dehors sur le trottoir, vivent les grands parents. Bien que la rue soit tres utilisees par les rickshaws, motos, voiture ou autre, ils sont la a vivre sur le trottoir. D un cote de la rue, c est le lit du grand pere et de l autre c est la "piece" de la grand mere au milieu de detritus. Elle reste toute la journee sur cette place ou elle a a portee de main une bassine pour la lessive, de l eau qui coule dans le caniveau et les aliments que l on lui apporte et qu elle cuisine. Cela parait horrible de s imaginer cette scene de famille et pourtant, etrangement, la vie a l air fort agreable. Ils vivent tous les uns avec les autres, la plupart du temps sur le trotoir devant la "maison" cote grand pere et les enfants peuvent jouer tous ensemble a se courir apres ou a se bousculer sur la route meme s il y passe un vehicule a la seconde. Le soir nous sommes invites a venir voir un spectacle de marionettes. Cela sera tres amusant. Un homme joue de la musique et commente ce qu il se passe, tandis qu un autre manipule les marionettes. Cela n est pas ennuyeux mais je deconseillerais ce spectacle aux enfants car les mises en scene sont la plupart du temps tournees vers le sexe. 
A la fin, ils essaient de nous vendre une marionette sans trop insister, et nous conduisent voir le 3eme frere. Nous avons precedement discute avec eux au sujet de l humanitaire, de ce que nous venions de faire a Dharamsala. Les 2 freres nous ont alors explique que leur frere (le 3eme) etait un sain, qu il s occupait d une ecole dans les bidonvilles de la communaute gypsy. Ce 3eme personnage va donc nous presenter "son" ecole. Chaque jour, il reunit 95 enfants de la communaute pour les former, non pas a ecrire et a compter (pas directement du moins) mais plutot a leur apprendre un metier artistique tel que la musique (tam-tam), la danse (gypsy) ou la marionette. Les meilleurs de ces enfants sont scolarises dans le privee, soit 10 enfants. Cela coute environ 400 roupies par mois et par enfant (7 euros). Petite parenthese sur l ecole en Inde. Il existe 3 sorte d ecole. La premiere est l ecole privee qui coute cher mais ou l on apprend l anglais. Les eleves de ces ecoles sont les seuls a pouvoir esperer suivre des etudes secondaires et occuper des postes importants plus tard. La caste n intervient pas ici mais uniquement l argent (c est souvent le cas en Inde). Le 2eme type d ecole est l ecole publique et donc gratuite. Normalement chaque enfant peut y aller. dans la realite plusieurs facteurs font qu une grande partie des enfants n y mettrons jamais les pieds. Tout d abord, l acces a l ecole est gratuit mais les fournitures coutent chers a tel point que beaucoup de famille ne peuvent les payer (souvent on rencontre des familles qui choisissent un des enfants pour qu il aille a l ecole et gagne de l argent plus tard, le reste de la famille comptant sur lui). Ensuite, les professeurs etant tres mal payes et le nombre d eleves par classe tres eleve, le niveau de l enseignement se trouve etre bien plus faible que dans le prive. Enfin, des famille ne voient ce que peut apporter l ecole a leur enfant et pense qu il sera plus utile a travailler avec eux qu a rester assis en classe. Le 3eme type d ecole est l ecole rurale que l on croise dans les campagnes et qui reuni les enfants des villages des alentours. Ces ecoles sont adaptees a la vie rurale et fonctionne uniquement de 10h30 a environ 15h00, ce qui laisse le temps aux enfants de travailler avec leurs parents aux heures de la journee ou la chaleur n est pas trop forte. Revenons a notre ecole d artistes. Pour la fairte fonctionner il nous explique qu il se sert de fonds que lui envoient des occidentaux etant venu travailler dans l ecole. Ils organisent des soiree ou vendent des t-shirts comme cela se fait beaucoup, et donnent la recette a l ecole. De plus il nous dit qu il travaille a cote et et que la moitie de son salaire (3000 roupies) va dans l ecole chaque mois, mais que la chose la plus importante est la bonte du coeur et d etre en accord avec son karma. Nous lui expliquons alors que son projet nous interesse, que nous n avons pas d argent mais que nous avons du temps a lui consacrer que ce soit pour enseigner ou developper son projet. Il est d accord et nous propose de nous retrouver le lendemain matin pour aller visiter l ecole. A ce stade la je me vois deja rester 1ou 2 mois avec ces gosses des bidonvilles. Le lendemain nous le retrouvons comme convenu chez ses freres qui ont deja attaque leur cure journaliere d alcool fort (il nous dit qu il consomme pour 500 roupies par jour en alcool, difficile a croire car 500 rps est une somme enorme pour un gars comme lui. le frere nous amene en rickshaw dans cette fameuse ecole. Nous arrivons donc dans les bidonvilles ou seul les gypsy vivent (notons que les bidonville en inde sont loin d etre les pires demeures existantes). Ce quartier est en fait constitue d une multitude de petites maisons, comme les 2 autres de 2 metres carre, a cote les unes des autres. pour y acceder c est un vrai labyrinthe dans ces minuscules ruelles. A notre arrivee, tous les enfants nous sautent dessus pour nous toucher (on a l habitude). Nous faisons evacuer une maison, reunissons les enfants dedans (les classes sont de 12 enfants) et il nous montre ce que savent faire les enfants. Ils chantent, dansent, jouent de la musique, compte jusqu a 100, ... 



C est sympathique, mais le probleme est qu a chaque fois que je le relance sur le sujet de ce que nous pouvons faire pour l aider, il dit qu il n y a pas de probleme et que nous verrons plus tard. Ensuite il me fait lire un mail recu d Italie en m expliquant qu il ne sait pas lire et qu il veut savoir ce qu il y a de marque dessus. La cela me rappelle une experience de Dehli ou un gars vient me voir alors que je travaillais sur internet pour me demander si son nom apparaissait dans un guide de voyage (le routard). Je le cherche et lui dit que oui. Il me demande alors de lui traduire ce qu il y avait de marque a son sujet, ce que je fis. Bien sur ce n etait que des eloges a son sujet. A la fin il me dit qu il est base juste a cote et que si je le desire je peux aller le voir pour booker un trek. Ce procede n est pas mechant et est tres courant en inde. Quand je commence a lire son mail italien (recu en 2004 (pour info) je m aprecoit tres vite qu il ne m ecoute pas. A plusieurs reprise je le pousse pour qu il fasse au moins semblant de m ecouter. C est la que je comprend qu il s en fout de ce que je peux lire, que la seule chose qui l interesse est que je sois au courant qu une personne en Allemagne lui a fait parvenir beaucoup d argent pour son ecole. Ensuite il nous montre son book, constitue de nombreux mail confirmant des sommes versees apr des occidentaux, mais toujours pas de discution sur ma place dans son projet. En fin d apres midi, il commence a nous expliquer que comme dans 2 jours c est Diwali (sorte de Noel en Inde) il a prevu de faire un grand repase et d habiller les enfants pour l occasion. Il doit aller recuperer les habits en soiree. Il commence alors a nous demander de l aider en financant les vetements soit 3000 roupies a 2 (60 euros). Sur le coup je suis surpris de la requete et apres avoir regarde Mylena qui a l air d accord, je dis en balbutiant que j accepte. Apres 2 minutes de reflexion, je change d avis. Je lui dis que je suis desole mais que je lui avais bien explique que je n avais pas d argent a lui donner mais du temps a lui consacrer. Il me repond qu il n y a pas de probleme que j agis en ecoutant mon coeur (pas tres cool tout ca) et regarde Mylena pour confirmer son soutien, chose qu elle fit. Ensuite il me demande de quand meme faire l avance car sinon il ne peut pas recuperer les vetements et donc les enfants n auront pas de tenus pour la fete. Il me dit qu il me rendra l argent dans 2 jours car c est la qu il touche son salaire. Nous partons donc pour le magasin recuperer les habits. Sur la route, je sens de moins en moins cette histoire. Pourquoi ne ma t il pas encore parle de ce que je pourrai faire pour l aider ? Pourquoi parle t il si bien avec des phrase tout droit sorties d un livre ? Pourquoi me demande t il de l argent alors que j avais ete clair a ce sujet ? Comment ce fait il qu il n est pas d argent pour payer les habits alors qu il les a commande 2 semaines auparavent et que 2 jours plus tot il ne nous connaissait meme pas ? Comment peut-il recuperer son salaire dans 2 jours alors que ce sera dimanche ? Bref beaucoup trop de chose qui cloche. Arrivee au magasin je le prends a part et lui dis ce que j en pense. du coup il va payer les vetements avec de l argent sorti de nulle part, tandis que Mylena elle donne les 1500 roupies. A ce moment je n arrive pas etre tres clair dans ma tete mais je sens que cette histoire n est pas tres claire sans vraiment arriver a convaincre Mylena. Il nous ramene a notre guesthouse et nous donne rendez vous le lendemain. Plus j y reflechi et plus je trouve que cette histoire pue. du coup je decide de ne pas aller le revoir le lendemain pour reflechir. J ai meme envie de changer de ville mais comme Mylena veut y aller (elle travaille dans le social et pense que cela peut etre une bonne experience pour elle) je lui propose de l attendre et que si tout se passe bien, qu elle se sent en confiance et qu elle decide de rester dans le projet, je partirai seul. Mes reflexions du lendemain vont se recouper avec une autre experience vecu au Nepal. A Kathmandu, j ai visite un orphelinat que venait de reprendre un americain. Il s etait apercu que l orphelinat etait un pretexte pour recuperer des fonds d occidentaux. Bien sur il existait bel et bien, encore mieux quand des visiteurs arrivaient, mais la majeure partie des subventions qui arrivaient ne voyait pas l orphelinat mais plutot la poche du "gerant". En fait ils mettent le strict minimum pour faire tourner la structure et se remplissent les poches. Du coup l americain voyant l etat dans lequel etait eleves les enfants reussit a virer le "gerant" et a recuperer la structure. Mon histoire de Jaipur ressemble assez a cela. Je pense que cette ecole n est en fait qu une vitrine destine recuperer des fonds pour ceux qui en ont eu l idee. Cela se confirmera 2 semaines plus tard a la ville de Pushkar quand un homme balbutiant 3 mots de francais me racontera l histoire de son ecole (95 enfants) dans un bidonville de Jaipur. Je passerait 30 minutes a le faire parler pour m apercevoir que son projet d ecole est exactement le meme que celui que l on m avait "vendu". Quand je le lui dirai, il m expliquera que les autres ne sont que des fils de p... qu ils lui ont vole leur ecole et qu ils n ont que de mauvaise intention, mais que lui ... On peut meme imaginer que des personnes reflechissent a de tel projet pour atrraper des "pigeons" et qu ils les vendent a des gens comme ceux que nous venons de rencontrer. J imagine que quand je vous raconte cela, vous devez vous dire que c etait previsible que il etait facile de ne pas tomber dans le panneau, et pourtant je vous assure que vous n imaginez meme pas les talents qu ont les indiens pour vous vendre une histoire. Meme s ils n ont jamais fait d etude, ce sont de veritable specialiste en psychologie. Ils savent toujours exactement ce qu il faut vous dire et a quel moment. Pour cela ils utilisent 2 principes. Le 1er est que la plupart des occidentaux viennent en Inde pour "voir" de la misere. Il leur est tres facile de vous montrer des scenes insupportables. Le 2eme est que les occidentaux pour leur conscience personnelle veulent faire un geste. Ils jouent alors sur le sentiment de culpabilite en vous faisant croire que eux qui n ont rien font tout leur possible pour venir en aide aux plus demunis, et donc vous qui "avez" ... Apres 5 semaines en inde a chaque fois qu un indien m approche et dans la discussion me dit - tu as des yeux qui respirent la bonte - la veritable richesse est celle du coeur - je sais que vous occidentaux n avez pas autant d argent que le pense la plupart des indiens - s il te plait, ne pense pas que je cherche a te vendre quelque chose quand j entends une de ses phrases, j ai envie de fuir ou de frapper. C est la premiere fois qu un pays me fait un tel effet. Quand je dis pays c est uniquement l axe du nord de l Inde allant de Varanasi - Agra - Dehli et rajasthan (je ne connais pas le sud et l extreme nord n est pour moi pas l Inde). Il y a dans cette region une proportion extraordinaire de menteurs, de pourris, de malhonnetes ... Je ne pense pas avoir parler plus de 10 minutes en tout et pout tout avec des gens veritablement desinteresses. A chaque fois c est la meme chose, les premiers temps cela parait sympathique, et d ailleurs si vous ne restez que quelques minutes avec eux vous devez meme avoir l impression en les quittant qu ils sont gentils, mais si comme moi vous prenez le temps de pousser les rencontres vous vous apercevez qu il y a toujours des sous entendus financier pour moi ou sexuel pour ma compagne. sur du long terme c est epuisant de toujours devoir se mefier et de toujours finir par etre decu d une recontre. Je ne vous ai donne en detail qu un exemple assez representatif de ce que j ai vecu mais il y en a beaucoup d autre. J en arrive a me demander comment certaines personnes peuvent revenir de cette region en disant qu ils en sont tombes amoureux. - soit ils ont voyage comme les sortes d hippies ou autres bandes d israeliens en restant en groupe d occidentaux a fumer des petards. dans ce cas la, ils ne cotoient quasiment jamais les indiens et profitent uniquement du cout vraiment pas cher de la vie. La je peux comprendre. - soit ils sont venu en organise et donc n ont egalement jamais eu de contact avec la population locale ou alors uniquement avec leur guide, et je comprends la aussi. Je comprends mais pour moi ce n est pas voyager dans un pays. Ce que je recherche est reellement le contact avec une population, avec une culture, tout ce que j ai pu trouver dans les precedents pays que ce soit la Russie, la Mongolie, la Chine, le Tibet ou le Nepal. dans chacun de ces pays la plupart des rencontres ont ete extremement riches. Meme en Afrique ou ils sont encore plus pauvre qu en inde, les rencontres sont fabuleuses et desinteresses (meme sil y a quelques exeptions que l on peut comprendre). En fait l Inde du nord ressemble a peut pres a ca : - des tres pauvres dont personnes n en a rien a foutre (si ce n est pour vendre de la misere aux touristes). Ceux la peuvent etre attachant tant ils sont simples, souriants et timides. - toute une population enfermee dans des castes qui ne valent vraiment pas le coup tant ils sont malsains et interesses - des vaches que l on veneres plus que tout au monde - des chiens qui font leur vie en parallele - autour de tout cela des hippies qui viennent profiter des paysages, du coup de la vie et de la laxite du systeme - des bus de touristes en short - et c est tout Pour en finir avec ce carnet, je precise qu ensuite je suis alle a Jodhpur, la ville bleu avec son fort qui la surplombe. 






Puis a Pushkar, magnifique petit village que la simplicite des actes religieux telle que les ablutions du matin ou du soir, rendent extraordinaires. 


J y passerai d ailleurs 8 jours dont la majeure partie avant que le festival "camel fair" ne debute. 


Cela m a permis de voir la transformation du village de 15 000 habitants et une ville de 200 000 habitants et plus de 50 000 dromadaires. Les derniers jours s en etait insupportable. C etait quand meme fascinant de voir tous ces paysans indiens arriver de tout le pays avec leurs dromadaires ou leurs chevaux (purs sangs indiens magnifiques), de les voir les preparer pour la fete (percing et decoration en tout genre) tout cela avec pour objectif d en vendre un ou deux et de pouvoir faire vivre leur famille pour la majeure partie de l annee. (petit bonjour au passage a Isabelle et Florence) Je terminerai mon perible en Inde par Udaipur, ville ou fut tourne le film Octopussy et qui est quand meme assez calme pour une ville indienne. 2 jours plus tard, je prends un bus pour Monbay (Bombay) la ou m attend un avion pour Bangkok. Je suis vraiment content de changer d air et5 d aller trouver ces fameuses plages. Je pense que je vais deposer mon cerveau a Bangkok, que je vais descendre sur une ile et que je remonterai le prendre 1 ou 2 semaines plus tard. |