Atomic aux mains des guerilleros boliviens

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Paraguay - Asuncion, les alentours et Filadelfia
de stef2decaze, le 30-04-2007

Atomic aux mains des guerilleros boliviens

Me revoilà après plus de 2 mois d absences. Je ne sais pas trop par ou commencer tellement j ai appris de chose et rencontre de monde mais bon je vais quand même essayer de faire un petit résumé. Ca va démarrer par mon arrivée dans Asunción avec mon acclimatation, puis par ma rencontre avec Tania, Antony et Christian avec qui je vais passer un bon moment, pour finir avec mon expérience de vie avec les indiens du nord du pays et mon bref passage en Bolivie. Bonne lecture et à plus tard.

 

 

Le plus important pour moi dans un pays est l ambiance qui y règnent, la nature des rapports humains et la qualité de vie en dernier lieu. Si c est vraiment cela que l on recherche, le Paraguay est un vrai petit paradis trop méconnu (et c est peut être tant mieux) du reste du monde. Même ses voisins sud américains ne le connaissent pas. En Argentine, au Brésil ou au Chili les gens vous considèrent comme un fou de vouloir aller dans ce pays. La raison en est simple, il n y a pas au Paraguay de sublimes plages, d impressionnantes montagnes ou encore de sites touristiques à couper le souffle (bien que le Chaco ou encore les missions jésuites soit grandioses).

C est a partir de cette idée que c est développée l image du Paraguay. Les pays limitrophes ne font aucune publicité, bien au contraire, pour ce petit pays (le cote historique ne les poussent pas non plus) et les touristes rapportent ce que l on leur dit dans les autres pays. Un vrai cercle vicieux que les guides de voyage relayent en n ayant tout simplement aucun ouvrage sur ce pays. Le plus impressionnant est que les habitants du pays n en ont que faire de cette image qui leur colle a la peau. Ils n en parlent même pas, ils continuent leur vie normalement et n ont aucune rancœur comme ce que l on pourrait avoir chez nous dans pareille situation. Ils se contentent de la qualité de vie qu’ils ont et sont peut être conscient du risque engendre par un afflux touristique massif. Pour moi, l amusant dans tout cela est de me rappeler les argentins ou brésiliens qui me critiquaient ce pays, alors qu’il suffit de peu de temps passe ici pour réaliser que la vrai richesse que peut avoir un pays, ce ne sont pas ceux que l on croit qui l ont.

 

A mon arrivée à Asunción, vers 13h00, la première chose qui va me marquer est le calme régnant au centre ville. Alors que je me trouve au beau milieu d une capitale, il y a quasiment personne dans les rues et la circulation est plus que réduite. Je réaliserai par la suite l importance de la fameuse sieste.

Je trouve rapidement une chambre pour dormir et pars me balader dans les rues. Apres plusieurs heures de promenade je me dis que je ne resterai pas longtemps ici n y ayant « rien à faire ou a voir de particulier ». Je vais donc me renseigner sur les horaires des bateaux qui remonte la rivière Rio Paraguay en direction de Concepción. J apprends qu’il y en a un qui part dans 2 jours. A ce moment la je décide de le prendre.

J ai donc 2 jours devant moi pour écrire un article sur le carnaval d Encarnacion. Une fois termine, la veille de mon départ, j ai envoyé un mail a plusieurs d entre vous vous expliquant mes projets de visite de la région du Pantanal et du Chaco. Je pars ensuite en ville acheter des provisions pour mon trajet en bateau, n y ayant rien à consommer a bord pour les 30 heures de « balade ». C est une fois cela effectue que, en passant devant un café, je décide d y entrer pour boire un verre. Je commande et commence a boire mon verre en consultant mon dictionnaire espagnol. Au bout de 5 minutes un gars commence a me parler et m invite a sa table avec ses amis. A partir de la, chaque fois que je me lèverai pour aller au toilette ou re4commander un verre, d autres personnes m inviterons a discuter avec eux. Au bout de 3 heures j ai 3 ou 4 rendez-vous pour le lendemain et donc mon départ pour le nord du pays attendra.

En fait il attendra 1 mois, car si au départ j ai rencontre bon nombre de personnes, toutes plus gentilles avec moi les unes que les autres, j ai fait la connaissance après quelques jours passe dans la capitale de Tania, Christian (Cris) et d Antony (Ant). En marchant dans la rue entre 2 bars, une moto s arrête a ma hauteur et les 2 gars qui s y trouvent installes dessus commencent à me parler en espagnol. Je leur réponds tant bien que mal que je ne parle pas leur langue et ils me demandent alors quelle langue je parle. Je leur réponds « français, anglais » ce qui tombe bien car les 2 hommes sont professeurs d anglais. Ils me proposent d aller boire un verre quelque part mais je commence par refuser car j ai rendez-vous avec quelqu un dans un café. A ce moment la arrive derrière eux leur amie qui s arrête et demande ce que l on fait. Du coup, peut être rassure par le fait de ne pas me retrouver seul avec ces 2 hommes j accepte la proposition du verre et nous allons tous les 4 nous asseoir autour d une table. J ai donc fait la connaissance de Tania, Cris et Ant avec qui je passerai la majorité de mon temps.

Cris et Ant sont un couple d homosexuel (en fait environ 20 pour cent des hommes d Asunción sont gays). Je n ai rarement vu un couple s entendre aussi bien, surtout après 9 ans de vie commune. Cris est paraguayen et Ant est anglais.

Leur amie Tania est, elle, d origine paraguayenne, avec des origines italiennes. Elle travaille dans une agence de tourisme pour le paraguayens qui voyagent en Europe. Au départ je pensais qu’elle travaillait pour les paraguayens fortunes qui passent leur vacance en Espagne ou en France. En fait son travail est tout autre chose. 60 pour cent de ses clients sont des paraguayens qui essaient de rejoindre l Europe pour s y installer. En France, beaucoup d hommes d origine africaines ou d Europe de l est essaient de venir y travailler. Bien souvent nous pensons qu’ils feraient mieux de rester chez eux, tout d abord parce qu’il n y a pas assez de travail pour les « français » mais aussi car l on se dit qu’ils seraient mieux en restant chez eux. C est peut être vrai mais la réalité est tout autre.

Les gens qui tentent l aventure sont souvent ceux qui n ont pas eu la chance de recevoir une éducation. Ils ne voit que le cote financier. Allez expliquer a un pauvre d ici ou d Afrique qu’en Europe il peut gagner 1000 euros par mois (contre 60 a 80 euros dans leur pays) mais que ce n est pas grand-chose par rapport au cout de la vie. C est sur que pour un français qui est harcèle sans arrêt par la société de consommation (fringues, restaurant, voiture, voyage…) et qui veut toujours avoir plus, 1000 euros ce n est pas suffisant. Par contre pour ces gens la, c est énorme car ils vivent on ne peut plus simplement et n ont pas les mêmes tentations que nous. Sur 100 personnes qui tentent l aventure, environ 50 arrivent a passer la douane et ensuite 25 sont heureux de leur condition de vie et du fait qu’ils font vivre leur famille ici au Paraguay. C est réellement important pour une famille pauvre, ici, d avoir un membre de la famille qui travaille en Europe.

Dans mon entourage en France, les gens comprennent très bien la situation pour les joueurs de rugby ou de football qui viennent jouer chez nous, et sont souvent même prêt a les aider. Mais quand il s agit de personnes venant nous « prendre » nos travaux c est autre chose. Normalement les paraguayens venant en Europe n’ont pas besoin de papiers en particulier. Ils sont autorises a séjourner en Europe jusqu’ a 3 mois dans un cadre touristique. La réalité fait que les gouvernement connaissent la situation et pour y remédier n hésitent pas a refuser l entrée a ces gens a leur arrivée a l aéroport. Les paraguayens devant avoir un aller-retour pour pouvoir embarquer a Asunción reviennent souvent au pays dans les 2 jours qui suivent. Ces familles passent plusieurs années a cotiser pour un membre de la famille et nourrissent d énormes espérances le jour du départ. Quand celui-ci est renvoyé, c est la catastrophe pour toute la famille. Même parfois de « vrais » touristes sont renvoyés. Bien souvent le prétexte est qu’ils n ont aucune adresse dans le pays, ce qui est faux car ils ont toujours une réservation d hôtel.

Le travail de Tania est donc de préparer ces gens a faire le voyage. Elle doit tout leur expliquer de l entrée dans l avion jusqu’ au passage de la douane de manière a ce qu’ils aient l air le plus possible de touristes. Ils n ont jamais pris l avion, n étant en fait jamais sortis d Asunción. Les douaniers jugent les vrais touristes des autres sur des critères assez subjectifs et donc plus un paraguayen aura l air naturel (et non surpris de tout ce qui se passe) et saura répondre aux formalités administrative pour entrer dans le pays, plus il aura de chance de ne pas se faire refouler. C est un peu le principe des discothèques parisiennes, en beaucoup plus tragique bien sur.

Ces paraguayens, même s ils entrent par la France, n ont qu’une idée en tête, c est de rejoindre l Espagne. Ils n ont pas la barrière de la langue dans ce pays, ils ont souvent de la famille qui les attend et si ce n est pas le cas ils ont une proposition d embauche (au black bien sur). Ils doivent donc décider avant le départ de la porte d entrée : Paris, Barcelone, Madrid, Londres, Amsterdam ou Munich. A entendre l inquiétude des familles qui appellent sans cesse Tania pour avoir des nouvelles de voyage, ou encore a la vue de l immense déception lors du retour au pays, on réalise aisément que ce n est pas un jeu. Juste pour dire a tous ceux qui pense que nos pays ne peuvent pas aider toute la misère du monde, ou qu’ils seraient bien plus heureux chez eux, que même si tout cela est peut être vrai, le problématique est loin d être aussi simple et qu’un peu de compassion ne serai pas de trop.

 Malheureusement pour ces pays, la course a l argent, qui veut que la France et l Europe soit de grandes puissances pour ne pas être a la traine avec les USA, la Chine ou encore l Inde, nous oblige à travailler toujours plus, pour faire toujours plus de profit et pour ce qui ne suivent pas nous sommes désoles mais nous, il nous faut regarder vers le haut et puis, je le répète on ne peut pas aider tout le monde.

 

Mes amis me proposent de m héberger ce qui va me faire économiser pas mal d argent tout en profitant d une vie assez aisée. Les matinées j irai me promener dans la ville, l après midi sera consacrée a internet ou a la fameuse sieste (on s y fait assez facilement) et les soirées a sortir avec mes amis.

C est extraordinaire l ambiance qui regne dans les discotheque du pays. Ici la danse est omni presente mais pas tout a fait le meme style qu en Europe. Salsa et surtout regaeton sont les danses les plus populaires et meme si on les rencontres en Europe, ici c est carrement plus torrides voir plus. Quand en discotheque la musique s accelere (apres un debut de chanson assez lent) c est impressionnant de voir comment hommes et femmes se mettent a bouger. D un premier abord on peu penser qu ils sont tous en train de copuler sur la piste avec une succession de positions dignes du kama soutra. En fait quand on regarde de plus pres (j ai pas resiste, lol) et a les ecouter, ce n est pas porno mais plutot de marrant ou encore artistique. Je pense neanmoins que les chiennes de garde seraient assez outrees de voir le statut de la femme qui est la "chos" du mec qui danse (souvent derriere).

J ai passe de long moment a essayer de comprendre ce phenomene. Je pense qu en France nous ne sommes pas encore pret dans nos moeurs a etre confronte a cela, meme si je le repete on trouve quelque chose qui commence a y ressembler dans nos discotheque. Ici meme a la television, pour les programmes familiaux, cela se retrouve et il est tout a fait normal de voir une candidate a la star academie danser devant ses enfants qui la soutienne, se faire tripoter dans tous les sens. C est assez hallucinant, mais je dois dire qu apres plus de 2 mois ici cela me choque de moins en moins. Je pense egalement que dans peu de temps on pourra voir cela chez nous. Un dernier mot a ce sujet : si l on peut assister a ce genre de danse en discotheque, imaginez ce que l on trouve dans les fetes populaires de rue ..............

 

Une autre difference culturelle en rapport avec la sexualite, c est tout ce qui touche a la chirurgie esthetique. En Europe et particulierement en France, cela est percu comme quelque chose d extremement mal. Une fille qui se fait refaire les seins ou le nez aura du mal a supporter les critiques de son entourage ensuite (sauf si c etait reellement necessaire). Ici c est totalement naturel et les femmes sont fiere apres leur operation de montrer a tout le monde le resultat. De plus ce sont souvent les gens important du pays, les "cellules grises", qui y ont recours, imite par la suite par le reste de la population. De plus les tarifs sont vraiment bas a tel point que bon nombre d europeens viennent se faire operer ici. Je n ai jamais entendu une seule critique negative a ce sujet. Quand je leur explique notre vision des chose en France ils trouvent cela incroyable. En fait je pense qu ils ne se posent pas autant de question que chez nous, et ce que ce soit pour la danse, la chirurgie esthetique ou encore bien d autre chose.

 

 

Mais revenons a Asuncion. La population de la ville est composée de 2 grandes catégories de gens (avec bien sur quelques nuances). Il y a une grande majorité de pauvres et de très pauvres. Ceux la vivent autour du fleuve qui entoure la ville.

 J essaierai a de nombreuses reprises de les côtoyer mais a chaque fois je me suis fais virer soit par la police qui m expliquait que cette zone était dangereuse pour les touristes (je n en suis pas convaincu) soit par les gens du quartier eux même qui n aiment pas trop voir d étranger venir chez eux. Pourtant a chaque fois j arrivais sans appareil photo. En fait j arriverai a discuter seulement avec les enfants qui pendant la journée se promènent dans la rue en essayant de vendre toute sorte de chose.

D ailleurs il n y a pas que les enfants qui ont de petit travaux, on trouve bon nombre d homme essayant de s en sortir par divers moyen. Certains protègent les voitures sur les trottoirs quand vous allez au restaurant, au café, faire les magasins… En repartant vous devez leur donner quelque chose. D autres vendent des fruits dans les transports en commun (les bus ne s arrêtant pas pour eux, ils doivent sauter dans le bus en marche avec leur corbeille de fruit), ou vendent des poissons rouges en ville, nettoient les pare brise au carrefour …. On a l impression qu’ils ne subissent pas leur vie de misère mais qu’ils essaient de réellement trouver une place dans la société. En fait très peu de gens mendient juste pour mendier.

Un autre aspect du paraguayen est qu’il n est pas un fou du travail. Culturellement ils l expliquent au travers de la fertilité du pays. Si dans les montagnes pour survivre ils ont besoin de beaucoup travailler, au Paraguay, il n y a qu’a se baiser ou tendre le bras pour trouver du manioc, du poisson, de la viande ou divers fruits et légumes. Cela ne les aurait jamais insiste a travailler d arrache pieds, mais plutôt a se laisser vivre tranquillement. C est quand même très agréable de voir les gens profiter de la vie comme ca. Ils ont toujours le temps pour discuter, pour aider les autres ou bien sur pour boire le terere. Si en Argentine ou en Uruguay ils boivent régulièrement le mate (c est un mélange d herbe mis dans un verre qu’ils remplissent régulièrement d un peu d eau chaude et boivent a tour de rôle, ici, c est le terere. Contrairement au mate, le terere est froid car la réserve d eau est glacée.

Pour ma part si j avais du mal avec le mate, j adore le terere. Les paraguayens passent la journée a en boire. Ils ont tous avec eux le verre et la réserve d eau. Que ce soit les chauffeur de bus (un espace est aménagé autour du chauffeur), de taxi, les gens dans les parcs, les maçons au boulot, …. Tous prennent le temps de boire ce breuvage. Du coup les travaux n avancent pas aussi vite que le voudraient les étrangers mais comme c est culturel, ils n ont pas le choix et doivent faire avec, et puis il faut quand même dire que la main d œuvre est payée une misère.

 

Le gros problème du pays est donc la corruption. Ici tout s achète si vous pouvez payer. Certains disent que si vous pouvez acheter un éléphant dans une boulangerie (même s il n y a pas d éléphants en Amérique du sud). Si vous n’avez pas la chance d avoir soit de l argent soit de bonne relation, vous n n’aurez pas la même vie que celui qui aura au moins un des 2.

C est la même chose en France me direz vous, et je suis entièrement d accord, sauf qu’ici c est beaucoup mais alors beaucoup plus officiel. Les gens ne s en cachent pas et le revendiquent. Si vous voulez avoir un bon boulot vous devez obligatoirement connaître quelqu un sinon vous faite partie de la majorité des pauvres et devez donc essayer de rejoindre l eldorado européen. Si vous vous faite arrêter dans la rue par la police, bien souvent il vous suffira de donner un petit billet aux policier pour pouvoir repartir, de toute façon vous n’avez pas le choix car la police a énormément de temps si vous ne voulez pas payer et de plus vous ne pouvez pas vous plaindre car ce sont les mêmes a qui vous déposer la plainte qui vous extorquent. Ce genre de mésaventures ne m est jamais arrive au Paraguay. Je l avais vécu au Mali et si pour nous européen ca choque un peu de voir le gars serrer la main du flic en lui donnant un billet, dans ces pays, c est normal.

Tout s achète ici. Si vous voulez passer le permis de conduire, vous pouvez suivre une procédure normale, mais vous pouvez également l acheter. Il faut donc être extrêmement vigilant sur la route et en plus des nids de poules et des bus qui déboulent à tout bout de champs, il vous faut anticiper les erreurs de conduites des autres usagers. Je vous entends une nouvelle fois me dire « c est pareil chez nous avec les femmes et les vieillards qui conduisent » et vous avez raison, mais c est pas qui l ai dit.

La semaine dernière 600 personnes d une entreprise d Asunción se sont fait prendre alors qu’ils travaillaient depuis de nombreuses années dans une entreprise sans le diplôme requis. La faute revient à l université qui leur a vendu le diplôme. Encore un exemple qui fait réaliser que comme ici la fonction publique est quasi inexistante, tout peut s acheter. Si on y réfléchi bien, cela ressemble un peu a notre système en France ou ceux qui n ont pas d argent ne sont pas taxes (normal) mais également ceux qui en ont beaucoup car les policiers préfèrent s abstenir de peur que le gars connaissent trop de monde bien place.

Une autre affaire est l incendie qui a ravage 500 personnes dans une grande surface (dont une majorite d enfants qui fetaient un anniversaire). Deux ans apres tous les responsables sont en liberte car proche du gouvernement en place. Ici, toutes ces affaires sont officielles contrairement a chez nous, mais est-ce reellement different pour autant ?

 

 

Tania, Cris et Ant passerons leurs soirées a me faire découvrir de nouveaux restaurants ou bars. Ici ces genres d endroits sont réservés aux paraguayens favorises car les prix ne sont pas accessibles pour les autres. Vous ne trouvez pour les pauvres que de petits boui boui pour manger ou boire de la bière. A part ces boui boui il n y a que des établissements assez chic et rien d intermédiaire, la classe moyenne n existant quasiment pas. Bien sur dans ce genre d endroit vous trouvez parfois des personnes intéressantes (souvent ceux qui ont eu la chance de faire des études) pour discuter histoire ou culture du pays, mais vous rencontrez surtout une majorité de « fils a papa » qui n ont jamais travaille et qui ne travaillerons sans doute jamais car leurs parents sont bourres de tunes. Dans ce pays corrompu, si vous avez suffisamment de connaissance vous pouvez être tranquille pour un bon bout de temps.

Dans tous les cas, cela aura été pour moi une expérience vraiment différente que de côtoyer ce genre d endroit. Durant tout mon voyage je n avais fréquente que l’établissement les plus miteux de chaque endroit et la d un coup je me retrouve entoure d ambassadeurs, de célébrités locales et de chefs d entreprises fortunes. Je dois bien avouer que je l ai bien vécu même si pendant la journée j étais content de retourner dans la rue, la ou vous êtes sur de ne pas rencontrer ce genre de personnes, étant trop effraye par le fait qu’il n y a pas de climatisation et donc par la dengue.

 

Les weekends, nous quitterons la capitale soit pour aller rendre visite a de la famille, soit pour se relaxer a la campagne, soit pour jouer au rugby (enfin pour le dernier cela ne concerne que moi).

La première étape est donc Arequa, chez l oncle de Tania, M. Carlos COLOMBINO, un des plus fameux artiste du pays. C était vraiment intéressant de pouvoir discuter avec cet homme, extrêmement cultive qui nous a retrace l histoire du pays de manière a mieux comprendre celui-ci a l heure actuelle. Un grand merci a Ant pour ses traductions. Nous avons ensuite visite son atelier au sous sol. Il nous à d abord explique sa façon de travailler avant de nous traduire ce que ses toiles exprimaient, en particulier sa dernière collection. Il se sert de son travail pour donner sa vision du monde, par exemple ce qu’il pense de la politique américaine au sein du monde actuel. Enfin ce serait trop long à expliquer.

Un autre week end, nous sommes partis dans une hacienda, sorte de ferme de campagne ou les habitants d Asunción vont se reposer en fin de semaine. Avec Cris, Ant et Tania nous passerons 2 jours à nous balader autour de la ferme, a faire du cheval, a profiter de la piscine et a vraiment très bien manger. Bref un très bon week end de farniente.

 

 

J ai également trouve un club de rugby dans la capitale. Le championnat paraguayen est compose de seulement 8 équipes (encore une fois le foot est roi) qui évoluent donc toutes en 1ere division. En fait si on fait une sélection des meilleurs joueurs de chaque équipe on peut arriver à former a l échelon national une équipe de niveau fédérale 1. Le problème est bien entendu que ces joueurs sont disperses dans les 8 équipes et que les autres joueurs n ont pas le même niveau.

Ca m a fait vraiment bizarre de rejouer car si j avais un peu joué au Cambodge, c était avec des enfants, alors que la même si le niveau n est pas extraordinaire, ca s envoie comme on dit. Ils n ont pas une grande technique, quasiment aucune réorganisation, mais cote physique et mental ils sont bien présent. De plus le règlement est celui du rugby professionnel ou énormément de chose sont autorises dans les phases défensives en particulier. Cette expérience était bien sympathique.

 

 

Pendant la semaine sainte, j ai été passe une semaine dans le Chaco, enfin dans la ville de Filadelfia et ses environ. Je comptais rejoindre la frontière brésilienne dans le Pantanal mais les conditions météo ayant coupe les pistes qui y accèdent j ai du me contenter du Chaco. J arrive donc à Filadelfia cette ville créée dans les années 40 comme toutes les villes de la région d ailleurs.

Avant cette période, il n y avait que des indigènes qui vivaient la. Notons aussi que seulement 5 pour cent de la population vit dans cette région, celle-ci étant très rude de part la chaleur, le manque d eau et les animaux sauvages (araignées, boa, jaguar, caïman, anaconda, …..).

 

Ce sont les mennonites qui ont commence à y habiter (après les indigènes bien sur). Les mennonites sont d origines allemandes. C est une sorte de secte religieuse (catholique) très stricte qui a garde des coutumes ancienne. Ils ont quitte l Allemagne pour trouver un coin leur permettant de vivre en suivant leur rite. Une partie est allée vivre au Canada, une autre en Europe de l est, puis en Russie et en Chine. A chaque fois ils trouvent des zones ou personne ne veut vivre et s y installe mais quand les règles en vigueur dans les pays hôtes ne leur permettent plus de rester, ils changent de place.

 

Ce sont les mennonites canadiens qui ont commence à arriver la les 1er. En voyageant avec le gouverneur du Paraguay a bord d un bateau, ils leurs a offert une partie de terrain dans le Chaco. Les ont rejoint ensuite les autres mennonites de tout pays pour former une communauté assez importante, ici au Paraguay. Il y a même des nazis de la 2eme guerre mondiale qui après la défaite de l Allemagne sont venus se refugier ici. On arrive aujourd’hui hui à faire la différence entre les différentes communautés mennonites, entre ceux qui viennent du Canada/USA et les autres. Même s ils sont tous grands et blonds (on peut dire ariens) certains se sont un peu modernise alors que d autres sont restes les mêmes qu’un siècle auparavant. Ils continuent à parler le vieux langage allemand et surtout ils ont garde leurs habits de l époque. On dirait vraiment la famille Ingalls. Pour ceux qui ont vu le film Witness qui se passe aux USA dans une communauté Amish, ce sont les mêmes.

 

Une chose est sure est qu’avec leur cote travailleur et leur organisation ils ont très vite pris les rennes de toute l agriculture du pays en commençant par la filaire laitière. Aujourd’hui hui ils vivent donc très aisément, ne se mélange pas aux autres habitant du pays ou alors pour des questions de travail. Par exemple ils font travailler tous les hommes indigènes des alentours. Le matin ils viennent les chercher dans des pic up, les amènent aux champs et les ramènent le soir. En dehors du travail, chacun vit de son cote.

Je trouve une chambre où loger dans le centre ville et commence à me balader dans la ville. Cela ressemble à une ville du far ouest américain. Il y a un peu d animation le matin quand les indigènes se réunissent pour aller travailler ou quand ils reviennent mais après c est le calme plat. C est même carrément une ville fantôme entre midi et deux, l heure de la sieste. A 14h00 une sirène prévient que celle-ci est terminée mais ca ne bouge pas beaucoup plus. Le soir on trouve quand même quelques paraguayens qui se réunissent sur le bord de la route pour boire des bières, mais pas plus.

La ville est donc découpée en 2 parties, celles ou vivent les mennonites, assez moderne et celle pour les paraguayens qui viennent travailler en semaine, assez gore, ou pour décoration on trouve canettes de bière et prostituée indigènes qui viennent gagner un peu d argent pour la famille. Les indigènes eux sont parques dans des réserves à quelques centaines de mètres voire quelques kms du centre. Avant d habiter la ils vivaient dans de petits villages au beau milieu du Chaco, mais les mennonites nécessitant de la main d œuvre ils ont été les déloger et leur ont « offert » de petites maisons en bordure de la ville.

Bien souvent j entends dire que la modernisation c est bien pour ce type de personnes. Moi j en doute, ou d moins ca va beaucoup trop vite pour eux. Des que l on arrive dans les réserves on se rend compte de l incapacité qu’ils ont à entretenir leur demeure. Ils n ont pas l habitude de nettoyer dans et autour de chez eux, d effectuer les menus travaux de réparation et d avoir des enclos ou barrières pour délimiter les espaces. Du coup ils vivent de la même façon qu’auparavant et laissent leur environnement se détériorer. Les mennonites se rassurent en disant que maintenant ils ont des maisons, des terrains a eux, que les enfants ont accès a l éducation mais ce n est qu’une façade. Les logements ils les avaient avant, les terres également, et l éducation, ne soyons pas dupe, aucun indigène n aura plus tard un travail autre que celui d ouvrier auprès des mennonites (ou alors vendeurs de souvenir dans les rue d Asunción).

C est certain, cette évolution n arrange que les mennonites Ce problème ce retrouve partout que ce soit avec les indiens d Amérique du nord, avec les aborigènes d Australie ou encore ici. On arrive chez eux et on décide que ces terres ne leur appartiennent pas. Comme ils ne veulent pas en partir il faut bien trouver un moyen, alors leur offrir un « bon travail », une « éducation », « l accès a la modernité » ca fait bien auprès de l opinion publique mais ensuite il n y a pas le suivi qui fait que les arrivant essaient réellement d aider ces gens. Et quand ceci ne suffit pas pour cette opinion publique, on leur offre de l alcool, beaucoup d alcool de manière a démontrer par la suite que ce type de tribus s apparente plus a des animaux qu’ a des êtres humains. Une bonne communication par-dessus et le tour est joue. Qui aujourd’hui hui ne sait pas que les indiens d Amérique ou les aborigènes ne sont en fait que des alcooliques.

 

En tout cas, pour ma part, j ai retrouve l ambiance des villages d Asie du sud est auprès de ces tribus. On m avait dit de ne pas y aller, surtout pas seul, car ils étaient dangereux (d ailleurs les seuls étrangers passant dans la réserve sont les touristes allemand venu rendre visite a leur famille mennonite et prenant des photos sans jamais sortir de leur véhicule). Des mon arrive, en guise de danger je n ai trouve que des sourires. Les adultes buvant le terere me faisant des signes de bienvenu de la main, tandis que les enfants courraient à ma rencontre pour me voir. J ai commence par visiter la réserve des Guaranis. Notons que les Guaranis sont les premiers hommes à avoir habite ici et que les paraguayens d aujourd’hui hui ne sont que des descendant de ces indiens, « croises » avec les colonisateurs espagnols surtout, mais aussi brésiliens et argentins.

La langue Guarani est la langue officielle du pays tout comme l espagnol (c est le seul pays à avoir deux langues officielles). Ce langage est également l un des 5 langages dans le monde a n avoir pas été crée a partir d un autre langage. Par exemple la langue française vient du latin. Je suis également invite à boire le terere dans chacune des maisons ou je passe. Cette coutume est vraiment un parfait moyen pour rencontrer les gens : ils boivent ce breuvage tous les jours, calmement en restant assis et parfois sans rien à avoir à se dire. Pour moi c est le moment idéal de pouvoir chercher mes mots dans mon dictionnaire, essayer de conjuguer mes verbes et au final arriver a réellement échanger avec eux. Je passerai mes matines avec ces indiens guaranis.

Les après midi, je me rendrais chez les Nivacles, une autre tribu venu d un peu plus au nord du pays. En arrivant dans la réserve et en visitant l école, je vais faire la connaissance d enfant qui vont me faire visiter la réserve et les alentours. Je ne sais pas combien de clôtures nous avons saute. Celle-ci ont été place par les mennonites mais les indiens n en ont que faire et quand ils les sautent ce n est pas pour mal faire mais juste qu’ils ne comprennent pas a quoi elles servent, comme si un arbre était tombe sur le chemin et qu’il suffisait de l enjamber pour continuer sa route.

Nous commencerons également avec d autres enfants à jouer au foot, ce qui de part la chaleur n est pas aise. Même si j adore les grosses chaleurs, la c est quand même un peu trop. Courir sans rien avoir à boire avec 45 degrés à l ombre et qui plus est sous une chaleur extrêmement sèche, c est difficile. Ce le sera encore plus quelques minutes après le match quand mes nouveaux copains vont m inviter à venir chez eux.

A peine arrive, la mère est toute fière de m apporter un petit gâteau anise, ceux que l on trouve partout au Paraguay. Le problème est que c est quand même assez sec (sauf dans les boulangeries des villes) et qu’après avoir couru, la gorge ultra sèche, je mettrai 5 bonnes minutes pour arriver à avaler ma première bouchée. Il faut quand même savoir que les indiens considèrent ce gâteau comme un plat de fête et qu’ils ne le mangent que pour la semaine sainte, du coup je me voyais mal dire que je n arrivais pas a le manger. Je m en suis sorti en le découpant en petit morceau et en partageant avec toute la famille, ouf.

La famille de mes nouveaux copains est assez surprenante. La mère a eu 3 amants qui lui ont chacun donne des enfants. En fait mis à part le premier, ces amants ne sont que des aventures de passages. Le premier, un indigène Nivacles également, lui aura donne 5 enfants. Le second, un paraguayen (je différencie paraguayen et indien), 3 autres et le dernier un mennonite d un soir, 2 jumelles. Quand sont réunis dans la maison les 10 enfants, c est assez marrant de voir les différences physiques qu’il peut y avoir entre eux. Une belle photo de famille pourrait servir à une publicité pour Benetton.

Je vais ensuite passer tous mes après midi avec cette sympathique famille. En cette semaine sainte, tous les jours ils avaient quelque chose de nouveau à faire. Le plus important étant quand même d aller a la messe. Pour cela ils se préparaient chacun environ une bonne heure, et y allait comme si c était une énorme fête. C est sur que ca l est mais pour moi c était un quand même un peu surréaliste. Je n assisterai qu’a l avant dernière, la plus grande, celle ou tous les indigènes Nivacles et Guaranis se retrouvent dans la même église (seul les mennonites ont une église a part, en fait ils ont tout a part, bizarre pour de tel croyant). De minuit a 2 heures du matin, les indiens vont chanter et prier ensemble. A la fin de celle-ci, chaque famille se retrouve dans sa maison pour une grande fête. Pour les Nivacles j avais l impression, du fait qu’ils copulent tous ensemble et que chaque habitant de la réserve est soit un frère soit un cousin, que toute la réserve était présente chez mes amis. La fête sera comme partout dans le monde, de manger, de boire et de danser.

Cela restera un grand moment de mon voyage même si je reste frustre de ne pas avoir pu prendre de photo, les adultes n étant pas vraiment passionne par ce genre de procède. Les seules photos que j aurai pu prendre auront été celles des enfants. J ai demande au bout du 3eme jour si je pouvais prendre les adultes, mais ils ont poliment refuse et je n ai jamais réessaye. Je dormirai cette nuit la chez mes amis car la réserve se trouvant a une bonne heure de marche du centre ville, n y ayant aucune lumière et aucune route pour y accéder (seulement un petit chemin), je me voyais mal tenter le retour au risque de me perdre ou de rencontrer quelques animaux pas trop sympathique.

Je rentrerai 2 jours après sur Asunción retrouver Tania qui était parti au Chili passer cette semaine de fête avec sa famille. Comme il s agissait de ma dernière semaine (du moins c est ce que je pensais), je la passerai à sortir pour découvrir de nouveaux endroits et a aller voir les amis et la famille qui m ont régulièrement accueilli et offert de somptueux barbecue pour dire au revoir.

 Toutefois avant de partir j organise mes retrouvaille avec Tania, en France. En effet, elle cherchait un coin dans le monde pour passer ses vacances et si son travail le lui permet ce devrait être la France.

 

Je trouve un bus pour Santa Cruz en Bolivie assez facilement. Le trajet est répute être assez difficile car une fois sorti de la route goudronne, on emprunte une piste a travers le désert du Chaco.

La piste rend l utilisation de la climatisation impossible. De même l état de la piste qui traverse des arbres dont les branche fouettent le bus de toute part, empêche les passagers d ouvrir les fenêtres. Comme le seul moment de la journée ou l on peut franchir les 10 heures de piste est quand le jour est lève, je m apprête donc a crever de chaud durant au moins 10 heures. Mon bus est parti le soir 20h00 et je devais arriver à Santa Cruz 20 ou 22 heures après pour prendre un nouveau bus de nuit pour Uyuni a 20h00. Le problème est que l on a été refoule de la frontière par des manifestant nous obligeant à rebrousser chemin pour prendre une autre route.

On a donc traverse le Chaco dans tous les sens (d accord c était magnifique) pour finalement arriver a Santa Cruz à plus de minuit. Je décide donc de prendre le bus du lendemain à 8h00 du matin. Je trouve une chambre à proximité de la station de bus après avoir bataille 20 minutes car il voulait me faire payer double prix. Le lendemain matin nouveau problème : comme on a franchi la frontière par un petit chemin, il n y avait pas de poste frontière et donc pas de tampon sur le passeport.

Le lendemain matin j ai du attendre que la migration ouvre et ai donc loupe mon bus. De plus je me suis engueule 1 heure avec les gars de la migration puis d Interpol qui voulait que je paye 3 dollars. C est pas grand chose mais c est le principe, j aime pas passer pour un con et pour vache laitière. Je trouve finalement un autre bus pour Uyuni en fin d après midi. En montant dans le bus pour Uyuni, je pose mon sac a dos sur ma place parle 1 minute avec un gars assis derrière moi et quand je me retourne plus de sac et plus de blouson. Je sors du bus en courant mais personne ne sait ou est le parti le gars. Seule la femme assise a cote de moi l a vu mais elle ne m a rien dit. Tout le bus devient hystérique et commence à engueuler le chauffeur comme quoi il devait surveiller ceux qui monte dans le bus (car le gars n avait pas de billet) mais le chauffeur ne veut rien savoir commence à partir. Je réalise alors que dans le sac se trouvait Atomic, mon fidele compagnon de voyage.

L idée de le savoir aux mains des guérilleros bolivienne me fait froid dans le dos, et a ce moment la, dans ma tète, je suis complètement perdu. Je décide de sortir du bus et d essayer de retrouver le gars mais bon sans réel espoir. Je réalise alors qu’Atomic ne verra jamais le Machu Pichu ni la France. J ai attendu la fin de saison de club et de sa famille pour l annoncer ne voulant pas perturber la fin d une superbe saison de la part d Orsay Rugby Club.

Adieu Atomic je ne t oublierai jamais.

J ai fait une déclaration de vol a la police, c était carrément risible tellement ils étaient incompétent. Encore une fois à la fin ils ont essaye de me soutirer quelques dollars pour le travail qu’ils ont effectue, en vain. Du coup je me retrouve coince a Santa Cruz sans tune, sans carte de crédit. Heureusement pour moi j avais juste avant de monte dans le bus mis mon appareil photo et mon passeport dans mes poches. J avais également et ce pour la première fois mis mon ordinateur dans le gros sac. En plus d Atomic, il ne m a donc pique que mon mp4, mon blouson, mes cartes de crédit et quelques papiers. Juste assez pour me foutre dans la panade. J appelle mes parents pour qu’ils fassent opposition et je décide de retourner sur Asunción car je suis héberge la bas et j ai une adresse fixe, le temps de recevoir une nouvelle carte de crédit.

Au retour nous resterons bloque 3 bonnes heures a la frontiere paraguayenne. Santa Cruz en Bolivie etant une plaque tournante de toutes sortes de trafics (cocaine en particulier) les douanier fouillent bus , passagers et bagages de fond en comble. Les chiens les aident bien pour ce travail.

 

Cris Ant et Tania vont donc devoir me supporter à nouveau et réorganiser une semaine de festivité pour mon départ.

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