Je suis passionné par les voyages et par la découverte de cultures différentes au travers d’échanges avec de nouveaux peuples. A chacun de mes parcours, je me suis arrangé pour visiter les écoles des pays traversés, tout en ayant une véritable réflexion sur le tourisme en général et l’écotourisme en particulier.
Je souhaite donc faire profiter les élèves de mes aventures ainsi que de mes réflexions sur le voyage. Les élèves m’accompagneront tout au long du périple. Leur tâche sera de m’aider à voyager. Pour cela nous communiquerons via internet de manière interactive. Ils devront me guider, résoudre les problèmes liés au tourisme et au développement durable, calculer mes itinéraires … De plus, ils visiterons les écoles de chacun des pays traversés afin de traiter la tolérance au travers de la différence…
1- Finalités
Partir 12 mois à la rencontre de nouvelles cultures, peuples et valeurs d’Amérique du Sud, d’Océanie et d’Asie pour
- découvrir le monde sans contrainte de temps …
- Rencontrer, échanger, témoigner …
- Inviter à l’ouverture sur le monde …
- Contribuer au développement local …
- Agir pour un tourisme responsable …
2- Objectifs personnels
- vivre une expérience unique, une fois dans sa vie
- partir et découvrir de nouvelles cultures
- tendre vers un tourisme responsable
- étudier et comparer les différents systèmes scolaires et sportifs
- progresser en anglais et en espagnol
- maîtriser la création d’un site web
- concevoir un projet conséquent
- élaborer un projet pour les scolaires d’ORSAY et du département afin de rester en contact avec mon travail
3- Le voyageur
J’aurai attendu mes 31 ans pour accomplir ce rêve.
Je suis éducateur sportif dans une commune de la région parisienne (Orsay, 91) en attente de changer de statut. Ma passion, hormis le voyage, est le sport en général et le rugby en particulier que je pratique encore et que j’enseigne en dehors de mon travail.
Depuis maintenant 6 ans, je voyage chaque année, que ce soit pour un mois pendant l’été ou pour quelques longs week-end pendant l’année scolaire. A chacun de mes retours, j’ai la même sensation, un goût d’inachevé, de trop court. Dès que l’on commence à avoir l’impression (et ce ne doit être qu’une impression) de maîtriser l’environnement, la culture, la population … le voyage arrive à son terme.
Avant de changer de statut professionnellement, ma carrière de rugby se terminant et étant célibataire, le moment me semble tout à fait approprié pour me lancer dans l’aventure, alors, c’est décidé, j’y vais …
4- Pourquoi ce projet ?
Lorsque j’ai commencé à voyager, personne ne m’avait sensibilisé sur les dommages que pouvaient faire une certaine forme de tourisme. Ce n’est qu’au travers des différents guides ou en échangeant lors de ces voyages avec d’autres routards que je me suis rendu compte que nous, occidentaux, pouvions créer des lésions aux régions que nous traversions. Un exemple parmi d’autre : pourquoi un jeune africain irait à l’école pour trouver un travail plus tard payé une misère, alors qu’il lui suffit de mendier auprès de touristes pour gagner dix fois plus en quelques heures ; le touriste trouvant l’enfant si « mignon » et se sentant tellement généreux. L’objectif n’est pas de faire de leçon de morale mais plutôt d’essayer de sensibiliser les jeunes du département sur les conséquences que peuvent causer certaines de nos actions.
De plus, lors de mes voyages en Amérique Centrale ou en Afrique, j’ai eu la chance de pouvoir entrer dans des établissements scolaires et d’assister à des leçons (langues, mathématiques, sports, religion). A chaque expérience, je me suis dit qu’il était dommage que les enfants de notre région ne puissent pas assister à cela que ce soit pour comprendre certaines différences culturelles ou pour prendre conscience de la qualité de vie dans notre pays. Par exemple, à Tombouctou, les professeurs, en classe, ont environ 150 élèves assis par terre en face d’eux, et pour le cours de sport se retrouvent avec 5 ballon sur un unique terrain de basket.
Enfin, il est affligeant de constater les ravages qu’a pu faire l’évolution des matériaux. Que ce soit en Afrique ou en Amérique latine, les populations étaient habituées à jeter les détritus. Cela ne posait que peu de problème sur la nature car les détritus étaient en majorité fabriqués en carton ou du moins en matière biodégradable. Depuis que le plastique a envahi le marché, ces pays se retrouvent avec des déchets qui stagnent le long des routes, ou dans les villes.
Le fil conducteur du projet envers les scolaires pourrait être :
« comme il est difficile de changer les hommes, peut être vaut-il mieux créer de nouveaux hommes et miser sur l’avenir. »
5- Comment le réaliser ?
« En avion on se déplace, alors qu’en bus, train, bateau on voyage »
Hormis quelques vols entre les continents, en me déplaçant avec les transports locaux ou à pied avec mon sac à dos afin de vivre au plus près des habitants et de leur environnement pour l’essence du voyage qu’est la rencontre, source de partage et d’enrichissements mutuels.
En étant un voyageur qui respecte les populations, leurs cultures, leurs modes de vies et leur environnement … à l’écoute et à la recherche d’échanges culturels.
En choisissant avec soin les agences, hébergement, transport, repas …
En vivant, observant et témoignant des pratiques touristiques et des problèmes qu’elles posent vis à vis des spécificités locales, de l’environnement, du respect des traditions et des hommes.
En visitant les écoles des différents pays traversés pour échanger, partager et témoigner.
Je vous propose de vivre cette aventure humaine à mes côtés, via internet, en vous faisant partager mes rencontres, péripéties, coups de blues ou encore avancés de mes enquêtes. Je souhaite également impliquer des classes d’écoles élémentaires d’Orsay et du département afin de permettre à leurs professeurs de donner un apprentissage sur l’outil internet, la géographie, les mathématiques, le français, l’éducation civique, la tolérance, ainsi qu’en développant chez les élèves des notions de tourisme responsable et d’écologie.
Le départ est fixé fin juin 2006 pour une durée d’un an.
6- Itinéraire prévisionnel, carte du monde, calendrier
France – Equateur – Pérou – Bolivie – Argentine – Chili – Nouvelle Zélande – Australie – Indonésie – Malaisie – Thaïlande – Myanmar – (Laos, Cambodge, Viet Nam) Inde – Népal – Tibet – Chine – Mongolie – Russie