De Bangkok a Sydney

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Thaïlande - Bangkok - 2eme passage
de stef2decaze, le 15-01-2007

De Bangkok a Sydney

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Mon expérience au Laos – Cambodge aura donc été fantastique en terme de contact avec la population locale. Il ne me reste plus qu un mois avant de devoir rejoindre mes amis en Australie. Plutôt que de traverser comme a moins habitude les pays en transport locaux, je décide d effectuer une partie du trajet en avion. En effet, rejoindre Bali (ou un vol m attend le 29decembre pour Sydney) par la route m amènerai a traverser la Thaïlande, la Malaisie et l Indonésie et ceci en moins d un mois.
Je trouve donc un vol Kuala Lumpur – Bali vraiment bon marche (merci Air Asia). Cela me permet de m arrêter sur une île de Thaïlande. Je choisi d aller sur Koh Tao, des copains du rugby m ayant explique que l on pouvait passer son 1er degré de plongée pour un prix dérisoire.


Avant d y aller je repasse par Bangkok. Je vais cette fois ci apprécier cette ville, beaucoup plus que la première fois. Bien sur il y a toujours ce cote malsain dans certains quartiers ou les touristes ne sont la que pour trouver une (ou un) thaï pour passer la nuit (ce n est vraiment pas difficile même si la plupart du temps ils tombent sur un travesti opere), mais si on prend le temps de se balader autour de ces places, on trouve des places débordantes de vie. Encore une fois la clef est le TEMPS, celui que l on se donne (ou non) pour découvrir les choses.


Je profite de mon passage dans la capitale pour modifier mon sac a dos que je trouve trop encombrant. Lorsque l on démarre un long voyage, il est difficile d imaginer ce qui va être important d avoir sur soi (même si j avais déjà un peu voyage auparavant). Je décide donc de changer de sac. Mon ancien faisait 85 litres contre 60 pour le nouveau. Cela m amène à devoir me débarrasser de pas mal de chose et comme d habitude les choix ne sont pas faciles.


C est étrange comme on éprouve le besoin d avoir enormement d affaire même si la plupart sont inutiles. Au départ on pense qu elles le sont, mais quand on perd quelque chose durant le trajet (cela arrive fréquemment) et que l on est oblige de faire sans, on y arrive sans problème. C est certainement du au fait de notre vie d occidental qui pousse a stocker de peur d être en manque. Toutefois, même si c est dur de se séparer de certaine chose, une fois que l on l a fait on se sent beaucoup plus léger et pas seulement d un point de vue matériel. Quel bonheur de faire son sac en 5 minutes. Peut être qu a la fin de mon voyage j arriverai a voyager uniquement avec un petit baluchon comme le CHE dans le film « carnet de voyage ».


Je quitte Bangkok avec une bonne impression, direction le sud du pays : l île de Koh Tao. Je prends un bus qui m amène à une ville en bordure de mer ou je dois attraper un bateau. Le bus nous jette sur le bord de la route et continue sa route. La, d autre touristes arrives par un autre car attendent et nous conseillent vivement de vérifier nos sacs. La raison est simple, les employés de certaines compagnies de bus profitent du trajet pour aller dans la soute afin de fouiller dans les sacs. Comme le bus nous pose en pleine nuit et continue sa route il est difficile pour les voyageurs d avoir le temps de vérifier le contenu avant qu ils ne repartent (de plus nous sommes a moitie endormis). Pour ma part j aurais de la chance, ce qui ne sera pas le cas pour tout le monde.


Je prends ensuite un bateau pour l île de Koh Tao. Cette île est superbe, même si un cote a déjà commence a être défigure par le tourisme de masse. Je ne dis pas que les touristes n ont pas le droit d aller dans ces endroits (j y vais moi-même), je dis juste qu il est dommage que pour ces touristes occidentaux qui recherchent le même confort que dans leur pays on en arrive a saccager les plus beaux coins du monde.


Pour être plus clair, je prends l exemple de Koh Samui, cette île de Thaïlande qui était, parait-il, un paradis terrestre 15 ans en arrière. On y trouvait des villages de pécheurs, des plages vierges, une végétation débordante … La rumeur de ce petit paradis s est propagée. Au départ seuls les routards s y rendaient, car la plupart des touristes occidentaux ne trouvait pas le confort nécessaire d une part pour s y rendre et d autre part pour y séjourner.


Le gouvernement flairant le bon coup décida d améliorer ce constat. Jusque la rien d alarmant. Le problème est qu il a laisse les promoteurs développer leur projet sans se soucier des conséquences. En moins de 10 ans ils ont détruit la majeure partie de leur patrimoine et ceci d un point de vue écologique mais également d un point de vue culturel, car si les plages se sont vue entourées de routes, d hôtels, de piscines et autres bars et discothèques, c est bel et bien la population locale qui s est vue transformée. La construction d un aéroport sur l île a entraîne l afflux massif de touristes qui débarquent pour retrouver le confort qu ils ont chez eux dans un cadre différent, on a l impression qu ils embarquent leur maison et leur environnement avec eux. Le problème est que ce n est pas chez eux ou du moins ce ne l était pas.


Ces touristes (encourages par leur agence de voyage qui fait tout pour les satisfaire) ont réussi en très peu de temps a transformer les locaux a grand coup de dollars ou de mauvaise humeur, les locaux ne vivant étrangement pas comme eux. De toute façon ces gens la se moquent éperdument des habitants car ils ne sont la, en majorité, que pour les paysages, le coût dérisoire de la vie qui leur permet de se faire servir et le climat. « On leur apporte de l argent et du travail, ils ne vont pas encore se plaindre ».
Mais on ne peut pas se croire à ce point supérieur uniquement parce que l on a la chance d habiter dans un pays qui a une monnaie forte et donc un pouvoir d achat nettement supérieur aux locaux. Tous les jours vous rencontrez des touristes qui engueulent les habitants de la région visitée parce qu ils ne fonctionnent pas comme ils le voudraient. Il ne faut pas oublier que les étrangers ce ne sont pas eux mais nous.


Tout ça pour en revenir au réel danger que peut entraîner un tourisme de masse non contrôle. Heureusement certains états ont pris conscience de cela, bien aide il est vrai par des organisations comme par exemple l UNESCO. Heureusement car a ce rythme, dans quelques années le voyage ne serait qu aller visiter des cartes postales les cultures ayant disparues.
Toujours est-t-il qu à Koh Tao, la majorité de l île est encore plus ou moins préservée. On trouve encore quelques villages ou les gens ne vivent que de la pêche, au jour le jour sans se soucier du lendemain. Je trouve au sud de l île un petit coin pour y passer mon 1er degré de plongée.


L avantage de ces petites structures c est que l on plonge par petit groupe. Mon groupe sera constitue de moi et d une autre personne. Cela entraîne une progression nettement plus rapide que si nous étions comme dans les grosses structures des groupes de 8 ou 10.


Des la 1ere plongée j  aurai la chance de voir un requin baleine, pas un adulte mais quand même de la taille d environ un éléphant. Les autres plongées seront excellentes. Nous pourront observer Nemo et toutes son équipe et cela a seulement quelques centaines de mètres de la cote (parfois même sur la cote car l île est très répute pour le snorkelling, la plongée sans bouteille).
Je repartirai de l île une dizaine de jour après. Le problème est qu un petit ouragan est passe la veille sur la cote est de la Malaisie. Même si celui-ci n est pas remonte jusqu en Thaïlande, il a bien remue la mer. Je ne peux prendre qu un gros catamaran pour rejoindre la cote. C est la première fois que j aurai peur en bateau. Des les 1er instant la plupart des passagers se mettaient a vomir dans les sacs prévus a cet effet. Sur une des vagues nous allons perdre quelques bagages : nous avons saute et ne sommes retombes que sur une seule des 2 parties du bateau. Bien que nous ne sommes restes qu une ou 2 secondes sur le cote, cela m a paru être une éternité, et largement suffisant pour envoyer par-dessus bord des sacs de passagers. Tout le monde avait la main sur le gilet de sauvetage. Heureusement le reste de la traverse sera plus calme. Apres une nuit passée a Koh Samui, j arriverai tranquillement sur la cote.


Trois me conduiront ensuite à Kuala Lumpur, la capitale de la Malaisie ou je dois prendre un avion pour l Indonésie. Ce qui frappe quand on arrive dans cette ville c est la religion. La Malaisie (comme l extrême sud de la Thaïlande) est majoritairement musulman. Cela frappe car Kuala Lumpur est une ville extrêmement moderne ou il n y pas de juste milieu : on trouve une partie des habitants très croyants et pratiquants (les hommes ont les longues robes et la barbe tandis que les femmes ne laissent entrevoir que leurs yeux) et une autre partie bien plus occidentalisée avec des vêtements « fashion » voire provoquant chez certaines filles. Je n y resterai pas suffisamment de temps pour rencontrer des locaux et discuter avec eux de ce paradoxe.


Je prends donc un avion de la compagnie malaisienne Air Asia (sorte de Ryan Air ou d Easyjet de chez nous). Mon billet d avion ressemble comme 2 gouttes d eau à un ticket de caisse de supermarché. Une fois a l intérieur de l avion ce sont les 1er arrives qui choisissent leur place car les sièges ne sont pas numérotes. Malgré ces petites différences qui permettent entre autre a la compagnie de pratiquer des prix défiant toute concurrence (leur logo : « now everybody can flight ») le vol est correct même si le départ amenait a rire jaune. Une fois sur la piste prête à mettre les gaz pour se lancer, après le bruit normal du moteur qui monte en pression, nous avons … cale, plus d énergie. Nous avons du être remorque par un petit tracteur et après une heure de test effectue par un responsable technique d Airbus, nous avons finalement décolle pour Bali en Indonésie.
 
J arrive sur l île le 24 décembre. Des le premier soir je vais en quelque sorte entrer dans le film « Pretty woman », celui ou un milliardaire tombe amoureux d une prostituee qui passe en quelques minutes de la rue aux palaces. Mais cette fois-ci ce n est pas un riche et beau americain mais plutot un tres vieil homme plus ou moins fortune.


Apres 5 jours a observer ce manege j en arrive a cette conclusion : prenez un vieil homme celibataire pour x raisons qui dans son pays se sent vieux, moche et ininteressant. Envoyez le a Bali ou apres 5 minutes passees dans un bar une jeune et belle asiatique vient l accoster. Elle discute avec lui, rigole a ses blagues ou a ses recits et le regarde avec des yeux debordants de desir. Le vieil homme, qui n a plus ete ecoute ou regarde comme cela craque en moins de 2. Ils passent la soiree ensemble et les jours suivant vous les retrouvez bras dessus-dessous comme s ils avaient toujours ete ensembles.


Cela parait degueulasse d un premier abord et pourtant je n ai jamais ete ecoeure par ces scenes tant j avais l impression que chacun des partenaires y trouvait son compte. D un cote le vieil homme, qui retrouve une deuxieme jeunesse en se sentant a nouveau seduisant et d un autre la jeune fille qui va vivre quelques jours dans la luxure. Vous allez me dire qu une fois le vieil homme parti la fille va rester, elle, dans sa misere, mais je pense qu il est possible d aborder le probleme differement.


En occident nous sommes conditionnes depuis notre enfance d images qui nous montrent un prince et une princesse magnifiquement assortis. Nous grandissons avec ces images de ce qu est la beaute physique. Nous trouvons ces images partout, de la tele aux magazines que nous lisons ou encore de part les reflexions que nous entendons autour de nous, en famille ou entre amis.
Pourquoi ne pas imaginer que certains coins du monde les images qui sont vehiculees sont completement differentes et pourraient etre liees au cote materiel et protecteur que pourrait apporter un homme. Par exemple, ces jeunes filles ont peut etre grandi et evolue avec cette image que la reussite etait lie a cet homme riche qui les prendrait sous son aile. Si tel est le cas on peut comprendre (difficilement certes si on n y reflechi pas profondement) pourquoi ces filles paraissent si heureuses au bras de ces hommes.


J etais vraiment mal a l aise au depart d en arriver a penser cela, mais bien que je ne soit reste que 5 jours sur ce coins de l ile, j ai a chaque fois ete impressionne par ce qui pour moi est un vrai paradoxe : le vieil homme au bras de la jeune fille qui semble si epanouie. Je me trompe peut etre, ce n est que du ressenti, mais je n arrive pas a trouver cette scene si horrible que cela (en l entendant oui, mais en le voyant non).
Apres qu arrive-t-il ???? L homme repart-t-il seul ou l embarque-t-il dans ses bagages, revient-il la voir regulierement ou l oublie-t-il ?


Sinon, Bali ce n est pas que cela. Moi je ne suis reste qu a Kuta, la plage la plus touristique, mais le reste de l ile est, parait-il magnifique. Montagnes, volcans, rizieres … rendent le lieu tres prise des touristes.


Mon quotidien au cours des 3 jours aura ete, en plus d observer les couples se former, de me remettre en forme avant les fetes. Chaque jour footing sur la plage et baignade au milieu du sport national, le surf. Ici, les gens qui vont a l eau pour se baigner sont de vrais extra-terrestres. Tout le monde entre dans l eau avec sa planche de surf sous le bras, la plupart du temps en courant, ca fait mieux. Partout sur la plage vous trouvez des planches a louer, meme le mac do local se prete au jeu.


J ai donc succombe a la tentation de louer une planche et me jeter a l eau. L avantage avec cette plage est que d une part on trouve des vagues de toutes hauteurs et surtout qu elles sont extremement proche de la plage. Cela permet de passer derriere sans avoir trop a s epuiser en  nageant (ce qui ont essaye le surf comprendront) et d essayer a de centaines de reprises sans trop se fatiguer. En a peine une heure on arrive a se mettre debout et a prendre 4 vagues sur 5, c est cool.


Le 29 decembre je prends mon dernier vol pour Sydney. Aucun probleme si ce n est qu une nouvelle fois je n arriverai pas a dormir dans l avion, trop occupe a ecouter le bruit du moteur pour deceler d eventuels problemes. Une fois arrive je prends un bus pour rejoindre l appartement de Lolo et Caro a Maroubra beach. Y etant alle pour les fetes de l an dernier, je n ai aucun mal a arriver dans le quartier. Le probleme est qu ils ont demenage, heureusement a 100 metres du 1er appartement. Caro va me recuperer 2 heures plus tard dormant sur mes sacs dans le jardin de leur ancienne demeure. Je suis content qu elle ai eu la presence d esprit de venir voir a cet endroit, apres s etre inquietes de ne pas me voir arriver.


Une pause cafe sur le balcon de leur nouvel appartement qui donne sur la plage et surtout sur les vagues (Lolo peut a present de son lit savoir si les vagues valent la peine de se lever pour aller surfer), une sieste de ¾ d heure et Lolo rentre du travail. Juste a l heure pour le premier aperitif.


La suite vous l avez en images dans l album photo Australie.
Je finirai la partie sur mon arrivee en Amerique centrale dans les prochains jours.

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